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Du 20 au 26 mai, la 1ère édition de la «Route Nationale 7 Historique» inscrite au calendrier de la FIVA a comblé de bonheur ses 32 participants.
Au menu : soleil, routes pittoresques, gastronomie, histoire automobile et surtout pas de chronomètre !
C'est au Novotel de Ury-Fontainebleau que les organisateurs avaient installé leurs quartiers pour un contrôle technique sévère sous l’oeil vigilant de Michel Clin et de Claude-Philippe Fèvre, observateurs délégués par la FFVE.
La plus ancienne voiture du plateau était la Lancia Berna 1934 à carrosserie Pourtout de Dominique Cruyt. René Rieger, à 78 ans, avait délaissé sa Bugatti type 37 et rejoint Fontainebleau depuis Strasbourg par la route avec son cabriolet Traction de 1937 accompagné par son ami, Marcel Adam, lui aussi avec un « cabtrac » 1938.
Une rare et belle Georges Irat 1939 clôturait la liste des « avant-guerre ».
Les Jaguar étaient particulièrement nombreuses avec un coupé XK120 1953 et les cabriolets XK120 et XK150 des savoyards Levet et Sancey, mais aussi une Type E dont le modèle fêtait ses 40 printemps.
DS 21 cabriolet, Porsche 911, MGA, MGB, Volvo, Alfa Roméo, Mercedes Pagode, BMW, Corvette et même une rare Jensen Healey complétaient un plateau composé à 98% d'équipages mixtes.
La soirée d'ouverture débuta bien sûr avec la fameuse chanson « Nationale 7 » de Charles Trenet mais fut surtout rehaussée par la présence honorifique de « Monsieur Nationale 7», Thierry Dubois, qui, avec la gentillesse et le talent qui le caractérisent, a dédicacé son livre “ La Route Paris-Côte d'Azur “, que chaque concurrent avait reçu lors du contrôle administratif.
C'est face au Château de Fontainebleau que le lundi 21 mai dès 8 H 30 fut donné le départ pour une boucle dans la forêt qui entoure la ville. Par des chemins de traverse toujours pittoresques, les concurrents rejoignaient la RN7, passaient le «Relais des 100 bornes», la Chapelle « Notre-Dame de la route » pour pénétrer dans la forêt de Montargis et arriver le midi au Pont-Canal de Briare.
Déjà, tous avaient compris que la fatigue se ferait sentir chaque soir et que même si aucun temps n'était imposé, les routes les plus sinueuses et les plus évocatrices du temps passé avaient été choisies. Us avaient également compris après le repas qu'ils allaient sûrement prendre quelques kilos sur la semaine ! En effet, les organisateurs avaient prévu un repas chaud le midi et le soir, typique des régions traversées et fierté de la gastronomie française. A 17 H, toute la caravane du rallye était reçue au Circuit de Magny-Cours pour une visite guidée du musée de la Formule 1 avant de rejoindre l'hôtel au circuit.
L'étape du mardi matin amenait les concurrents au contrôle de passage de Bessay-sur-Allier, un des villages restés les plus authentiques sur la RN7. Le contrôle se faisait au garage Langeron, garage Citroën ouvert en 1919 par l’aïeul du propriétaire actuel. Le bâtiment est resté depuis dans son état d'origine qui sied si bien aux Amilcar, Traction, Triumph, DS et autres Citroën anciennes qu'il abrite actuellement. Les enfants de l'école du village, en spectateurs attentifs et émerveillés, étaient venus accueillir le rallye et ont eu droit à leur premier cours d'histoire sur la Route Nationale 7 !
Après une halte gastronomique elle aussi le midi à Renaison, les concurrents découvraient les montagnes du Forez jusqu'à l'Automusée de St-Germain-Laval où le rallye fut reçu là aussi avec beaucoup d'attention et de gentillesse.
Ensuite, 4 heures de route furent encore nécessaires pour traverser le Parc du Mont Pilât et les Monts de la Madeleine pour rejoindre Annonay sous un soleil omniprésent.
Les 2 étapes qui allaient suivre avaient été annoncées comme les plus belles mais aussi les plus éprouvantes, aussi bien pour les pilotes que pour leurs mécaniques. En effet, s'éloignant quelque peu de la RN7, les organisateurs ont voulu un tracé représentatif des routes d’autrefois et axé sur l’histoire de l'automobile. Ainsi, les concurrents découvraient dès le mercredi matin ce que d'aucuns ont appelé le juge de paix du Rallye de Monte-Carlo (l'ancien, le vrai ...) sur un tracé passant par La Louvesc, St-Agrève, St-Andéol, le col de Joux et le fameux tracé de Burzet pour arriver le midi au réputé restaurant « Le Vivarais » de Vals-les-Bains.
L'après-midi, la petite caravane s'élançait sur les routes longeant les gorges de l'Ardèche pour arriver à la Cité des Papes, Avignon.
Bien curieusement, les voitures d'avant-guerre (Lancia, Georges Irat, Citroën) et les véhicules des années 50 (Jaguar XK, MG et autres Volvo) se montraient les plus fiables et certainement celles dont le capot ne fut ouvert que pour vérifier les niveaux !
Enfin, l'étape du jeudi démarrait dès 7 H 30 puisque le menu du jour annonçait le matin le Mont Venteux et le Canyon d'Opedette pour arriver au village typiquement provençal de St-Michel l'Observatoire où la réception par la municipalité fût telle que le départ de l'étape de l'après-midi dû être reporté d'une heure ! Et c'est vers 16 H 30 que les premiers concurrents arrivèrent à St-Raphaël dans le superbe golf de Valescure (un écrin de 70 hectares de verdure) à « Maeva Latitudes », après avoir affronté sous l’orage les gorges du Verdon.
La 1ère soirée de gala fut rehaussée par la présence du Président d'honneur de la manifestation, Monsieur Paul Frère, dont le palmarès, le talent, le charme, la gentillesse et les souvenirs ont ravi toute rassemblée.
La journée du vendredi était volontairement courte puisque les concurrents quittaient St-Raphaël par le bord de mer et la Corniche d'Or.
Le musée de l’Automobiliste à Mougins accueillit tout ce petit monde ravi de découvrir l'exposition Ferrari et de fêter l'anniversaire de Sophie, secrétaire du musée, à qui les organisateurs ont offert un splendide gâteau au chocolat ! Il est amusant de constater que Monsieur Georges Hacquin (Champion de Belgique des Rallyes en 1958, plusieurs fois pilote pour l’écurie nationale belge et concurrent de cette 1ère Route Nationale 7) a retrouvé là-bas par hasard une Ferrari (jaune, bien sûr) qu'il avait pilotée en catégorie Sport et a pu acheter à la boutique du musée le modèle exact (au numéro près) de l’Alfa Roméo Giuletta avec laquelle il avait remporté le Grand Prix de Bruxelles !
Enfin, le retour à St-Raphael empruntait la Nationale 7 actuelle et ses 183 virages qui traversent le Massif de î'Estérel, passant devant la célèbre auberge des Adrets, fidèle au poste depuis le milieu du 17e siècle. L'ambiance d'époque était bien sûr assurée par quelques camions et caravanes suivis d'un long cortège de 40 voitures, donnant une idée précise de ce que pouvait être autrefois la route des vacances !
Après une courte après-midi de repos employée à bichonner les carrosseries et astiquer les chromes, le défilé en ville, organisé de main de maître par la Police de St-Raphaël, fut grandiose et autant apprécié des spectateurs omniprésents que des concurrents.
La soirée de clôture débuta elle aussi sur un air de Charles Trenet que concurrents et élus municipaux entonnèrent en coeur lors du cocktail. Le dîner de gala mit fin à cette très belle épreuve.
Tous les concurrents engagés cette année ont promis de revenir l'an prochain, preuve d'une qualité d'organisation sans faille qui a su allier passion automobile, découverte du patrimoine culturel et historique que représ ente la Nationale 7, ainsi que gastronomie et convivialité,
Alors qu'il s'agissait d'une balade sans contrainte de temps, même les plus férus de sport et de compétition se sont juré de renouveler l'expérience qui a su ravir aussi et surtout les dames qui composaient presque la totalité des équipages.
Une organisation qui sera renouvelée l'an prochain, lors de la semaine de l’Ascension.
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