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Editorial

Bienvenue à tous !

Une voie que les Romains avaient déjà aménagée pour rapprocher Lutèce de Rome. Puis, une route que l'Administration des Ponts & Chaussées, créée en 1716, n'aura de cesse d'améliorer. En 1811, Napoléon instituera la numérotation des routes. L'apparition de l'automobile et du macadam feront de cette route longue de 995 km entre la Porte d'Italie à Paris et le Pont Saint Louis à Menton, la route du soleil et des vacances, sacralisée en 1955 par le fou chantant, Charles Trenet : « De toutes les routes de France, d'Europe, celle que je préfère est celle qui conduit en auto ou en autostop vers les rivages du Midi. Nationale 7 ... »

Cette année, nous ferons honneur à la célèbre chanson car, si Charles Trenet affirme que la Nationale 7 passe « par la Bourgogne et la Provence », c'est bien la Nationale 6, plus souvent utilisée et moins sujette au relief que la Nationale 7, qui traverse la Bourgogne. Celle-ci prenait naissance à Sens pour rejoindre Lyon puis les Alpes et souvent la confusion était réelle avec la N7 qui rejoint Lyon par le Bourbonnais. Nous rejoindrons la N7 beaucoup plus au sud.

Le voyage que nous allons faire ensemble constitue le moyen le plus abouti de vivre pleinement une passion. De longue date, la nôtre se nourrit de plusieurs éléments complémentaires : l'automobile ancienne bien sûr qui est le moteur de notre énergie mais aussi et surtout le passé qu'elle évoque, le présent qu'on goûte et les projets d'avenir que l'on ne cesse de faire.

L'attrait du voyage vers un ailleurs inconnu sur ces routes à redécouvrir nous permettra, l'espace d'une semaine, de quitter ce quotidien qui nous étouffe un peu ; mieux : l’art du voyage remportera sur la destination.

Ces quelques jours de vacances et de rencontres seront toujours une leçon d'enrichissement, d'humilité et de sagesse, placés sous le signe de la bonne humeur réciproque et de la convivialité.

Cette 5e édition de Route Nationale 7 Historique sera tout à fait spéciale, essentiellement par le nombre de concurrents que nous avons exceptionnellement accepté pour fêter dignement cet anniversaire (en 2006, nous retournerons à notre nombre habituel d'une cinquantaine d'équipages).

Vous devez savoir que nos bulletins d'engagement et nos affiches ont été publiés fin août 2004 pour les « Rétrofolies » de Spa où nous tenions un stand et que le 15 septembre, 86 bulletins d'engagement nous étaient rentrés ! Les quelques désistements furent très vite remplacés par une liste d'attente particulièrement bien fournie. Un succès qui, bien sûr, ravissait toute l'équipe mais qui a fait l'effet d'un gros pavé dans la mare tranquille de nos préparations méticuleuses ; nous ne voulions en aucun cas refuser nos anciens concurrents, fidèles de la 1ère heure, ni tant de nouveaux participants qui s'étaient inscrits.

Nous avons dû annuler les hôtels réservés en juin et reconsidérer totalement notre parcours excepté les villes de départ et d'arrivée (eh oui, une RN7 historique demande 16 mois de préparation, depuis janvier 2005, le parcours de 2006 est quasi figé et des contacts ont déjà été pris pour 2007 !), les restaurants et hôtels n'ayant pas tous la possibilité d'accueillir 200 personnes au lieu de 130, voilà pourquoi l'étape de Gap a disparu.

Depuis, nous avons déjà refusé une centaine de candidats. Toute l'équipe (Mimi, Albert et moi-même) est ravie de vous accueillir à Troyes : Mimi, secrétaire efficace et charismatique, a fourni un travail colossal puisqu'il a fallu quasi tout reprendre à zéro en octobre, assurer le suivi du secrétariat avec vous, concurrents, mais aussi avec les hôtels, restaurants, musées, municipalités et les personnalités qui vont vous recevoir.

Albert assume avec une fierté toute légitime son statut de trésorier que nous avons labellisé « écossais », ayant pour seul but de vous fournir un maximum de services et de cadeaux. Il est le thermomètre rigoureux et pointilleux de la santé financière de notre association ! ! ! Robert a réalisé un road-book qui se veut parfait ; si vous découvrez l'homme, sachez qu'il a organisé entre autres les Transtunisiennes historiques, l'Iberia Classic, le Rallye des Iles ou le Rallye de Huy historique. Il organise actuellement pour RN7 Historique, le St Nicolas Classic, qui clôture chaque année en décembre la saison belge des rallyes de régularité de la FBVA, et 2 de ses épreuves ont été nommées cette année au Salon de Londres pour le prix du meilleur rallye historique mondial : le Rallye International des Alpes et le Sardaigna Classic. Pilote et copilote réputé, au palmarès éloquent dont une victoire au Rallye Monte Carlo Historique en 1999 et une participation au Rallye de l'Himalaya, Robert n'a pas son pareil pour vous faire découvrir des endroits insolites et pittoresques, au détour de routes peu fréquentées et typiques d'autrefois.

Participer à la Route Nationale 7 Historique, c'est redécouvrir une France merveilleuse avec ses riches paysages, si différents d'une région à l'autre, ses cités historiques, ses patois savoureux, ses vins fins et ses bonnes tables dans la plus pure tradition artisanale ; c'est donc rentrer avec 1, 2 ou 3 kg de plus (qu'il faudra perdre avant les vacances de juillet ...) mais vous verrez qu'on s'y fait très bien et certains même en redemandent chaque année ! Eddy, notre « Mister apéro et zakouski » vous fera profiter de son étemel sourire et fera cette année équipe avec Monique, sa charmante épouse.

Pascal et Nicole, que les anciens connaissent, seront nos « saint-bemard » compétents et dévoués avec leur camion atelier et la remorque : ils ne changent pas et affichent un sourire et une étemelle bonne humeur même face aux situations les plus imprévues (comme ressouder au bord du chemin la commande d'embrayage d'un cabriolet anglais, démonter les 2 échappements d'un V12 italien pour changer une courroie d'alternateur, quand ce n'est pas vidanger un réservoir de Volvo suédoise ou ressouder un carter d'américaine !) Ils sont formidables et participent également au succès de notre organisation. Enfin, Aurore et Eric assureront à nouveau le service bagages avec cet enthousiasme qui leur va si bien !

Comme je vous récrivais l'an passé, une année sur 2, nous quittons volontairement notre fil conducteur, l'axe de la Nationale 7 (Paris, Lyon, Menton par Nevers et Roanne) ou de la Nationale 6 (Paris, Lyon par Auxerre et Chalon-sur-Saône) pour varier la découverte des régions traversées. Ce fut le cas l'an passé avec les châteaux de la Loire, la traversée du Limousin, de l'Auvergne, de l'Aubrac, des Causses et de la Camargue.

Cette année, nous revenons sur l'axe de la N6 jusque Chalon-sur-Saône pour rejoindre ensuite la N7 avant Lyon, partir à l'assaut du Vercors et revenir à Orange sur la N7. Nous referons l’ascension du Mont Ventoux et la traversée du Luberon pour revenir sur la N7 à St Raphaël. Vous roulerez donc sur la route la plus légendaire de France qui, chaque année, conduisait des milliers de vacanciers vers cet eldorado ensoleillé que représentaient la Provence et la Côte d'Azur, à une époque où l'autoroute n'existait pas. Emprunter cette route, souvent étroite (ce qui n'est plus le cas actuellement) et encombrée de camions constituait encore un voyage hors du commun. Avant que l'autoroute et les ronds-points n'apparaissent, la carte Michelin faisait office de bible, la route traversait toutes les villes, tous les villages, tous les passages à niveau et déjà le célèbre Guide Rouge était considéré comme le juge de paix de la gastronomie nationale.

Nous vous recevrons le dimanche 22 mai dès 14 h au Novotel de Troyes-Aéroport pour le contrôle administratif, le 1er briefing à 19 h 30 et le repas à 20 h. Une partie des concurrents logera au Confort Inn tout proche.

Lundi 23 mai : nous quitterons Troyes (centre français de la bonneterie) et la Champagne Ardenne par le Parc Naturel Régional de la Forêt d'Orient et sa réserve ornithologique. Nous ferons un arrêt à Ville sur Arce où vous découvrirez les secrets des vignerons de la Vallée de l'Arce dans des caveaux du XIXe siècle : concert d'arômes authentiques et harmonieux, le terroir de la Côte des Bar nous ouvre ses portes et sollicite vos papilles : une dégustation de Champagne y est prévue. Nous arriverons en Côte d'Or par l'Abbaye de Fontenay, fondée en 1119 par St Bernard et ensuite promue patrimoine de l'Unesco.

Une partie des concurrents déjeunera au Château de Malaisy dans un cadre de rêve, l'autre partie se restaurera au Château de Sainte Sabine, fier de ses 8 ha et de son parc animalier.

Le parcours étant identique pour les 2 groupes, tous se retrouveront au Château de Savigny, réputé pour son musée Abarth mais aussi pour ses 80 avions de chasse, son musée de la moto et du matériel vinicole et viticole. Nous rejoindrons ensuite l'axe de la N6 en traversant les vignobles de Meursault, Puligny et Chassagne-Montrachet, jusque Chalon sur Saône, carrefour historique : « les bateaux y débarquaient leurs marchandises ; des canaux raccordent la ville aux ports de la Mer du Nord, de la Manche et de l'Océan Atlantique ... la traversée de Chalon était pénible jusqu'à la création d'une déviation en 1957, qui a disparu en 1969, incluse dans le tracé de l'autoroute A6 » (extrait de « La Route Paris - Côte d'Azur » de Thierry Dubois). C'est également au sud de Chalon qu'était située la ligne de démarcation qui, en 1940, a séparé la France libre du sud de la France occupée du nord.

Mardi 24 mai : bien vite, après avoir quitté Chalon, la route se fait plus sinueuse et plus pentue. Nous ferons une halte à l'Automusée du Beaujolais de Chauffailles avant de rejoindre la Nationale 7 près de St Symphorien de Lay où « L'ancienne Auberge de la Tête Noire a vu passer nombre de voyageurs illustres, de Ronsard à Napoléon, en passant par Joachim Du Bellay, le Cardinal de Richelieu, Molière, Madame de Sévigné, Casanova, Stendhal, etc. et beaucoup de rois de France. Tous se préparaient, ou venaient de franchir la terrible Montagne Tarare, terme qui désignait la vieille route de poste à travers les monts du Lyonnais » (extrait de « La Route Provence — Cote d'Azur » de Thierry Dubois). Nous partirons à l'ascension du Col du Pin Bouchain qui, avec ses 760 m, constitue le point culminant de toute la Nationale 7. Nous mangerons le midi à Sarcey puisque le restaurant prévu sur la N7 à Bully « le Vieux Four » de nos amis altistes a brûlé en février. Nous éviterons bien sûr la terrible traversée de Lyon pour filer au sud-ouest où une halte est prévue à partir de 16 h 30 à Serre Nerpol, après avoir franchi le Col de Toutes Aures. Nous prendrons ensuite la route des Ecouges et le Col de Romeyère, vers le Grand Hôtel de Paris à Villard de Lans, au centre du Parc Régional du Vercors, où nous ferons étape.

Mercredi 25 mai : nous quitterons Villard-de-Lans par les Gorges de la Bourne et le Pas de l'Echarasson. Nous ferons ensuite à l'envers une des étapes les plus mythiques du Monte Carlo Historique, avec le Col de Carri, les Cols de la Machine et de Gaudissart, jusque St Jean en Royans puis le Col de la Croix et de la Portelette. Après la visite du Mémorial de la Résistance, nous mangerons à Chatillon en Diois avant de repartir par le Col des Pennes vers un autre monument du Rallye Monte Carlo : St Nazaire le Désert. La descente depuis le Col de Roussel jusque Die est magnifique. Nous traverserons ensuite la Drôme et entrerons dans le Vaucluse jusque Piolenc sur la N7, capitale de l'ail, où nous serons attendus au musée « Mémoire de la Nationale 7 » au Château Simian ; rencontre entre passé et présent : le temps s'est arrêté quelques instants, le moment d'une histoire. En 2003, le jour de notre passage à Piolenc, RN7 Historique a fêté l'inauguration officielle du musée, au cœur des cépages des Côtes du Rhône. C'est à Orange que nous logerons.

Jeudi 26 mai : si le paysage change et l'architecture aussi, le thermomètre, lui, devrait atteindre des sommets : la Provence aux milles saveurs, la Provence des 13 desserts de Noël et des santons, la Provence des cigales et des olives, la Provence au rythme de la Nationale 7 vous ouvre ses portes. Nous franchirons le Mont Ventoux par le Col des Tempêtes à 1841 m, ensuite Sault et le Plateau d'Albion vous ouvriront une route taillée au coeur des champs de lavande. Nous traverserons Banon, village réputé pour son fromage de chèvre typique emballé dans une feuille de châtaignier et maintenant d'appellation contrôlée. Au pied de la Montagne de Lure, nous prendrons la direction des Mées où les célèbres Pénitents, ces immenses roches verticales, vous impressionneront. Nous y visiterons le Moulin Arizzi dans le Val de Durance. Cette magnifique bastide du XVIIe siècle est confortablement installée dans un écrin de verdure. Les anciennes bergeries voûtées abritent le moulin à huile mais vous visiterez aussi le pigeonnier, 1er écomusée de la région, ou le sentier botanique aux 40 essences méditerranéennes ; c'est là que nous prendrons l'apéritif (avec anchoïade et tapenade) ; nous goûterons le vin d'un jeune viticulteur installé dans la région, un certain Ari Vatanen dont l’emploi du temps très chargé ne lui permettra pas de nous rejoindre cette année.

Le repas de midi nous conduira à Château Amoux où nous y retrouverons 10 véhicules et leurs sympathiques équipages du Sant Rafeu Auto Collection emmenés par leur Président, Pierre Schemid-Farine. L'après-midi sera courte mais riche en rebondissements divers puisque nous ferons une halte au Karting de Maurice Chômât (qui lui aussi connut une brillante carrière en sport automobile). Attention, le karting est réservé aux seules coéquipières ! par petites séries de 7 karts, chaque « course » durant 10 minutes. Avant ou après votre série, vous serez reçus à la fabrique de parfums « L'Occitane », voisine du karting, où un cadeau vous attend à la boutique ; marchand de senteurs et maître savonnier, l'Occitane propose une gamme complète de produits naturels cosmétiques mondialement réputés. Vous rejoindrez ensuite avec votre véhicule vos hôtels respectifs (Ibis, Mercure ou Campanile). L'Ibis est voisin du karting, le Mercure et le Campanile sont en ville, à Manosque.

Vers 18 h 30, nous partirons tous de l'Ibis vers le village typiquement provençal de St Michel l'Observatoire où la municipalité et les villageois vous offriront le traditionnel apéritif. C'est sur la place du village que nous mangerons au son de l'accordéon. Suivant ce que vous avez décidé, à partir de 22 h, vous pourrez ensuite rejoindre votre hôtel. Les plus courageux pourront visiter l'Observatoire de Haute Provence. Il faut savoir que St Michel l'Observatoire fut choisi car c'est l'endroit où le ciel est le plus pur de France. 75% des nuits sont utilisables pour l'observation du ciel par la centaine d'astronomes qui y sont en mission chaque année. La visite nocturne de ce site, fermé au public, est une grande faveur qui vous est réservée. A 23 h 45, nous rejoindrons l'hôtel principal, l'Ibis de Manosque ; vous pourrez y laisser votre voiture en toute sécurité dans le parking fermé et une navette de car vous transférera au Mercure ; le Campanile est sécurisé.

J'ai voulu cette étape, malheureusement un peu difficile avec ses 3 hôtels et une logistique ardue, tout simplement pour que vous puissiez profiter d'une soirée que l'on espère douce, au coeur d'un merveilleux village provençal tel que tout un chacun peut l'imaginer dans ses rêves de vacances.

Vendredi 27 mai : une ultime étape très courte qui vous emmènera en début d'après-midi à St Raphaël. Une Citroën Torpédo B14 1927 nous rejoindra pour ce trajet. Après avoir quitté Manosque, nous traverserons Gréoux les Bains, 3e station thermale de France (où j'espère qu'une prochaine Nationale 7 Historique pourra y faire étape pour une après-midi de cure, les contacts sont déjà bien avancés !). Après la traversée du Bas Verdon, nous traverserons le Massif des Maures pour rejoindre la grande bleue et profiter des effluves de l'air marin. A Ste Maxime, nous reprendrons par le Col de Bougnon la Nationale 7 qui nous emmènera ensuite jusqu'au splendide club house de l'Estérel où le déjeuner sera servi en début d'après- midi. Vous aurez ensuite tout le loisir de goûter au farniente au bord de la piscine de l'Hôtel Maeva. Ces quelques heures de repos seront à mettre à profit avant la soirée dansante animée par nos amis Patrick et Muriel. Nous espérons y recevoir, comme chaque année, Paul Frère, notre Président d'Honneur.

Samedi 28 mai : la matinée libre est généralement consacrée à la préparation des véhicules en vue de leur présentation à partir de 14 h sur la nouvelle esplanade qui domine la mer au centre de St Raphaël. Chaque voiture sera présentée au public particulièrement nombreux chaque année et le classement costume, facultatif, se fera séparément du classement voiture. Sachez enfin que la Ville de St Raphaël fait chaque année énormément de publicité autour de RN7 Historique pour attirer la grande foule. La Mairie de St Raphaël et l'Office du Tourisme, amis accueillants et alliés de notre manifestation depuis le début, vous offriront le traditionnel cocktail qui précédera la soirée de gala et la remise des prix. Ils contribuent, avec l'aide aussi de nos amis de Sant Rafeu Auto Collection, à la renommée de Route Nationale 7 Historique grâce à ce final de prestige, dans cet écrin de la Côte d'Azur.

Plus qu'une balade, c'est un voyage dans le temps que nous vous proposons. Berline populaire ou sportive de prestige, qu'importe, vous voyagerez dans une irremplaçable machine à remonter le temps. Nous laisserons de côté la grogne généralisée et la violence qui animent notre quotidien et, après tout, fuir le quotidien et qui plus est sur la route des vacances, nous réconfortera dans notre choix ; l'espace d'une semaine, le monde peut bien continuer de tourner mal sans nous ! Et puisque nos dirigeants considèrent que tout automobiliste est un assassin en puissance, ne pouvant utiliser son véhicule qu'avec des intentions homicides. Route Nationale 7 Historique espère vous faire revivre sans trop de nostalgie un flash sur ce que fut à l'époque la traversée de cette France merveilleuse.

Nous voyagerons certes avec un peu de raison mais aussi et surtout avec beaucoup de passion, de bonheur, d'indépendance et de liberté, au rythme des routes d'autrefois, au volant de ces voitures d'un autre âge, mélanges de jouet et de technologie, suscitant au passage admiration et fascination.

Vous savez que si j'apprécie les voitures de prestige, j'affectionne particulièrement les populaires parce que quelqu'un leur a fait traverser le temps et qu'elles n'ont connu comme gloire que de véhiculer leurs propriétaires pendant des années de leurs domiciles à leurs lieux de travail avec parfois quelques escapades le week-end et pendant les vacances. Route Nationale 7 Historique n'est pas seulement un voyage pour amateurs, c'est aussi un reflet de l'histoire et pas seulement de la grande histoire comme le veulent l'Abbaye de Fontenay ou les châteaux et musées visités, mais aussi le reflet de petites histoires, ces tranches de vie quotidienne, si bien mises en valeur au Musée « Mémoire de la Nationale 7 » à Piolenc ou dans le livre « La Route Paris - Côte d'Azur » de notre ami Thierry Dubois et qui ont fait les beaux jours de la France dite moderne.

Enfin, et pour en terminer, je souhaite vous répéter que la philosophie de notre organisation est basée sur le respect que nous avons de nos concurrents : respect dans le prix demandé pour rengagement en rapport avec les prestations offertes. C'est pour nous très important au vu de 1" inflation galopante qui frappe le milieu à la mode de la voiture ancienne. Je pense que vous saurez reconnaître et apprécier les passionnés de la 1ère heure. Outre le respect, il y a aussi l'admiration que nous avons à votre égard parce que vous avez compris que le bonheur, c'est maintenant et pas demain, parce que la vie sera toujours pleine de défis à relever et de buts à atteindre et qu'il n'y a pas d'autre moment pour être heureux que l’instant présent.

Nous avons vraiment beaucoup travaillé pour vous remplir la tête de bons souvenirs ; nous ferons tout pour vous recevoir dans une bonne humeur qui fut toujours réciproque.

Si actuellement, avec la banalisation de l'automobile et l'avènement de l'autoroute, l'important c'est d’arriver, à l'époque, on parlait bien plus souvent du voyage que de la destination.

Le bonheur, lui aussi, est une trajectoire et pas une destination.

Puisse cette semaine être pour vous 7 jours d'authentique communication, donc de sérénité, et finalement de bonheur que nous garderons jalousement pour l'avenir dans un coin de notre boîte à gants. A tous, merci d'être là pour la traversée de cette France bucolique et, puisque nos souvenirs sont devant nous, alors, contact, moteur et bonne route !


Michel DARTEVELLE.