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Editorial

Eh oui, déjà la 7e édition de la Route Nationale 7 Historique !

Comme le temps passe !

Une 7e édition qui est emprunte de nostalgie et d’amertume puisque cette année, ce sont les routes de nos vacances qui auront fait les frais de la modernisation de la France des transports ; les bornes blanches et rouges des nationales appartiennent désormais au passé !
Petit rappel : en 2000, et pour fêter la naissance du nouveau millénaire, Mimi Desirotte, Albert Wislet et Robert Rorife, tous 3 organisateurs réputés de rallyes historiques, décidaient de rallier mon projet de se lancer dans l’organisation d’une balade purement touristique et de grande envergure à travers la France en hommage à cette route légendaire qu’était la Nationale 7.  Une idée qui a mûri sur le macadam de la Route 66 américaine 3 ans avant la naissance de notre association « Route Nationale 7 Historique » et dont le but était d’amener en une semaine un groupe d’amis en voitures anciennes sur les rives de la Méditerranée, en ayant pour fil conducteur cette route de légende.

Les premières années, notre itinéraire a suivi l’axe de la RN7 (Paris-Lyon par Nevers et le Bourbonnais) puis la RN6 (Paris-Lyon par Auxerre, la Bourgogne et la vallée de la Saône) ou encore la RN82 (Roanne-Valence par le Col de la République).
Par la suite, nous avons pris quelques libertés avec ces routes mythiques tout simplement  d’une part pour varier chaque année la richesse des régions traversées et d’autre part pour retrouver des routes évoquant le passé.  Evidemment, avec l’augmentation de la densité du trafic, la Nationale 7 a beaucoup perdu de son originalité et retrouver les anciennes portions de Nationale intactes s’apparente à un jeu de piste : on n’y compte plus les ronds-points, voies rapides, déviations contournant les villages, quand ce n’est pas l’autoroute qui est tout simplement construite sur la N7.

Aujourd’hui, dans le grand chambardement de la décentralisation du réseau routier qui transfère aux départements la gestion des routes nationales, le Ministre de l’Equipement et des Transports, Dominique Perben, est arrivé à ses fins : la Nationale 7, que Charles Trenet faisait entrer dans la légende en 1955, a disparu.  Les bornes blanches et rouges, symbole de notre association auquel nous avons ajouté le bleu pour symboliser la France, ont été remplacées par des bornes blanches et jaunes, caractéristiques des départementales.

C’est donc la départementale DN7 que nous emprunterons pour arriver à Saint-Raphaël.
Le long ruban conduisant aux vacances se retrouve désormais morcelé en tronçons anonymes, comme 20.000 autres km du réseau national.

« De toutes les routes d’Europe, de France, celle que je préfère, c’est celle qui conduit en auto … vers les rivages du Midi : Nationale 7 … Route des vacances qui traverse la Bourgogne et la Provence … qui traverse la plus belle partie de la France … »  Charles Trenet, 1955.

Bien avant de revenir sous les feux de l’actualité pour les raisons évoquées ci-dessus, nous considérions déjà que cette route, dont la légende est née avec les congés payés, devait être classée au même titre que les monuments et les sites.  Combien de générations auront emprunté cette route longue de 995 km entre la Porte d’Italie à Paris et le Pont St Louis à Menton ?  Epine dorsale de l’Hexagone, elle en est devenue un symbole au même titre que le téléviseur, la Mobylette ou le frigidaire.   Cette voie romaine avait été aménagée pour rapprocher Lutèce de Rome.   Empruntée par les barbares, les pèlerins et les marchands, elle sera intégrée au réseau national avec la création de la Poste, donc de relais pour les chevaux et des premières auberges.  L’Administration des Ponts et Chaussées n’aura de cesse de l’améliorer.  En 1811, Napoléon instituera la numérotation des routes et elle deviendra en 1871, donc avant la commercialisation de l’automobile, la Route Nationale 7.  L’arrivée du chemin de fer réduira son trafic à néant, juste avant que l’automobile ne fasse son apparition, suivie du macadam.

La suite, vous la connaissez, la Nationale 7 (avec la 6 et la 82), c’était la route des vacances, souvent étroite et encombrée de poids lourds, avant l’ouverture totale de l’autoroute du Sud en 1970.
Ce voyage vers cet eldorado ensoleillé que représentaient la Provence et la Côte d’Azur constituait un voyage hors du commun.  Et comme il fallait traverser toutes les villes, tous les villages, tous les passages à niveaux, il fallait prendre le temps à une époque où la carte Michelin faisait office de bible et où le célèbre Guide Rouge était déjà considéré comme le juge de paix de la gastronomie nationale.
Les pouvoirs publics comprendront-ils un  jour la nécessité de sauvegarder ce patrimoine national, à l’image de la Route 66 aux Etats-Unis, et de faire comprendre aux générations futures qu’emprunter la route des vacances fut, à une époque, souvent un rêve pas toujours accessible : posséder une Renault 4 CV ou une 2 CV neuve était encore au début des années 50 un privilège réservé à quelques-uns. 

7 ans déjà que nous oeuvrons pour faire revivre ce que fut à l’époque la traversée d’une France bucolique sur la route des vacances, suivant ainsi la philosophie de Thierry Dubois, « Monsieur Nationale 7 » qui a pris la décision il y a 17 ans de préserver tout ce qui concernait cette route de légende.  Dessinateur de talent réputé (voir la plupart de nos affiches !), il a écrit plusieurs livres sur le sujet : « La Route Paris - Côte d’Azur », « L’Epopée de François Lecot » (400.000 km en un an sur la N7 en Citroën Traction entre juillet 1935 et juillet 1936) ou encore « Rochepot, la veille route », le récit unique de la vie d’un chauffeur routier sur cette vieille route avant l’indifférence autoroutière : Thierry, allié de notre manifestation, est incontestablement l’Historien de la Nationale 7 et celui qui en connaît chaque centimètre !
Si nous avons choisi une année sur deux de quitter les axes Paris – Côte d’Azur, c’est tout simplement pour varier d’année en année les régions traversées et vous faire découvrir des endroits pittoresques, insolites, sur des routes très peu fréquentées et typiques, comme elles l’étaient autrefois.
N’est-ce pas le meilleur moyen de vivre notre passion pour l’automobile historique et le voyage ?

Cette année, nous partirons de Bourges pour filer d’abord au sud puis plein est vers Limoges, Cahors, Millau, Marseille et Saint-Raphaël bien sûr, terme habituel de notre beau voyage.

Dimanche 20 mai : c’est de Bourges, située au cœur de la France, que la RN7 Historique 2007 prendra son envol.  Dominant le vaste  horizon de la Champagne berrichonne, vous y découvrirez la haute silhouette de la cathédrale qui annonce le riche passé médiéval de cette cité.
Dès 14 h, réception des concurrents au Novotel de Bourges.
15 h 30 : ouverture du secrétariat.
19 h 30 : briefing, apéritif et présentation de l’épreuve et des équipages.
20 h : repas.

Lundi 21 mai : Bourges – Limoges.
Dès 8  h 00, la 1ère voiture s’élancera pour  une étape matinale de 175 km qui traversera la Forêt de Thoux et la Forêt de Chœurs.  Après la traversée de Neuvy-St-Sépulchre, à proximité de la « Vallée Noire » chère à George Sand, la route devient plus sinueuse à travers la Vallée de la Creuse.  Vous y découvrirez une succession de perspectives et de ruines sauvages qui jalonnent des rives où la Creuse coule presque toujours au fond d’un ravin, justifiant ainsi son nom.  Les villages pittoresques qui surplombent les rives ont inspiré  de nombreux peintres dont Georges Monet. 
Laissant les puissantes tours de Chateaubrun (forteresse construite au 12e siècle) et le lac de Chambon, la route se fait de plus en plus sinueuse jusque Bessines : nous y mangerons le midi.
Les 145 km de l’après-midi sont particulièrement sinueux pour vous faire découvrir les vallées de la Vienne, de la Maulde et du Taurion par  une gorge sinueuse et boisée qui court le long d’un immense escalier d’eau comportant 8 barrages !  Vous êtes dans le berceau de la belle race bovine limousine au pelage roux.
L’arrivée de cette 1ère journée déjà éprouvante est prévue à partir de 17 h au Novotel de Limoges où toutes les voitures seront stationnées.
Une navette de car sera prévue pour le transfert vers le second hôtel, le retour pour le repas du soir qui sera commun et le transfert du lendemain matin.

Mardi 22 mai : Limoges – Monbazillac (197 km) – Cahors (124 km).
Nous quittons Limoges par le Château de Chalusset, typique de l’architecture militaire du Moyen Age, situé sur les rives de la Briance, en direction de Nexon aussi célèbre pour son château que pour être l’un des berceaux de la célèbre race des chevaux anglo-arabes.
Bienvenue en Dordogne et direction Brantôme où vous visiterez la grotte (creusée par des moines il y a plus de 1000 ans) du souffleur de verre.  Brantôme se tapit dans la riante vallée de la Dronne et est réputée pour être une des localités les plus agréables du Périgord Vert où l’eau est partout.  Encore quelques km pour la pause « dégustation » quotidienne et ce sera une arrivée majestueuse où vous serez tous reçus le midi au Château de Monbazillac qui domine la vallée de la Dordogne, au cœur d’un océan de vignes.  Vous y dégusterez le fameux cru local qui s’accommode si bien au foie gras et accompagne les desserts ! 
Les 124 km de l’après-midi promettent également des souvenirs impérissables, notamment à Monpazier.  Cette bastide, fondée en 1284, a gardé son caractère original.  Visiter sa place centrale assure de vous faire une idée authentique de ce que fut la vie au Moyen Age.
Longeant ensuite le Dropt, le Château de Biron dresse sa masse énorme à la lisière du Périgord et de l’Agenais.  Vous  passerez ensuite par la vallée du Lot, au pied de la forteresse de Bonaguil qui, dans les années 1480, présentait la nouveauté d’avoir été construite pour la première fois pour l’utilisation défensive des armes à feu ; elle est réputée comme l’une des plus belles de France.
Vous logerez à Cahors qui fut, au 13e siècle, la première place bancaire d’Europe.

Mercredi 23 mai : Cahors – Laguiole (195 km) – Millau (130 km).
Vous partirez dès 8 h 01 pour une boucle sud autour de Cahors avant de retrouver la rive gauche du Lot à Saint-Cirq-Lapopie.  Vous roulerez maintenant plein est dans le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy, sur des routes sinueuses mais désertes jusque Laguiole, capitale de la montagne où vous visiterez le musée des célèbres couteaux aux manches d’ivoire ou de corne avant le repas de midi à l’Auberge de l’Aubrac située à 1000 m d’altitude et d’où vous  jouirez d’un splendide panorama sur l’Aubrac et le Cantal.
L’après-midi, longue de 130 km, vous traverserez les monts sauvages d’Aubrac par le Puy de Gudette, le Roc de Campiels (1340 m) et descendrez sur St-Geniez-d’Olt où, après la traversée du Lot, vous passerez le Parc Naturel des Grandes Causses, par le Causse de Séverac.
L’arrivée sur les rives du Tarn et Millau vous fera découvrir une vue incroyable sur le fameux viaduc, dernier maillon de la Méridienne (A75), autoroute gratuite, reliant Clermont-Ferrand à Narbonne.  C’est dans cette région de l’Aveyron que depuis des décennies les visiteurs partent à la rencontre des gorges du Tarn et de la Dourbie, des caves de Roquefort, sites templiers du Larzac.  Le fameux viaduc, qui s’appuie au nord sur le Causse Rouge et au sud sur le Causse du Larzac, affiche une hauteur de 343 m.

Jeudi 24 mai : Millau – Uzès (194 km) – Vitrolles (147 km).
Départ matinal dès 7 h 31 pour la traversée du Causse Noir par le Puncho d’Agast, le Chaos de Montpellier-le-Vieux et la Corniche du Causse Noir.  Après Lanuéjols, vous pénétrerez dans le Parc National des Cévennes ; vous traverserez ces montagnes très sinueuses par l’Abîme de Bramabiau, au pied du Mont Aigoual, le Col de la Sereyrède, la Montagne de l’Espérou et le Col du Pas, en direction de St-Jean-du-Gard, Anduze et sa bambouseraie et Alès.
C’est à Uzès, dans le charme sévère des garrigues provençales, que vous mangerez, après la visite du musée du jouet et du musée 1900.
Une dizaine de voitures du Sant Rafeu Auto Collection, emmenées par leur dynamique Président, Pierre Schemid-Farine, nous rejoindront.
L’après-midi, vous traverserez, après les forêts de Malmont et de Rochefort, la chaîne des Alpilles par le rocher des Baux de Provence où les ruines du château féodal ont l’allure d’un vaisseau fantôme, et les rochers d’Entreconque, prolongement naturel du Lubéron entre Avignon et Arles.  C’est dans cette région qu’Alphonse Daudet place l’entraînement alpestre de Tartarin : les crêtes aux sommets arides ressemblent à de véritables  montagnes, donnant souvent l’illusion de quelque paysage de Grèce parsemé d’amandiers et d’oliviers.
A partir d’Eyguières, vous filerez plein sud jusque Vitrolles ; les étangs de Berre vous donneront un avant-goût des effluves marins que vous apprécierez le lendemain.

Vendredi 25 mai : Vitrolles – Saint-Raphaël.
L’ultime étape de ce voyage vous amène à Gonfaron (171 km) puis à Saint-Raphaël (76 km).
Après les marécages et les reliefs déchiquetés, les derniers kilomètres vers la Méditerranée incarnent la douceur de vivre.
Après le contournement d’Aix-en-Provence, vous traverserez la campagne aixoise chère à Paul Cézanne et longerez la montagne Sainte-Victoire par la route « Paul Cézanne ».  Vous atteindrez le massif de la Sainte-Baume par le Pas de la Couelle.  C’est dans une grotte de ce massif (la grotte de St-Pilon) que Marie-Madeleine, princesse de sang royal née la même année que le Christ, se retirera après la mort de celui-ci : quand la légende (et le « Da Vinci Code ») rejoignent l’Histoire !  
Vous traverserez ensuite le très sinueux massif des Maures par la forêt de Pignans, le Col des Fourches et la forêt des Mayons.  C’est à Gonfaron que vous aurez, le midi, un pique-nique servi par nos sommeliers Eddy et Monique.
A Vidauban, la N7, pardon la départementale DN7, était un point noir qui a été contourné.  Nous sommes à quelques kilomètres de l’embranchement vers St-Tropez.

Thierry Dubois rappelle dans son merveilleux livre « La route Paris – Côte d’Azur » aux Editions Driver’s : « Dans les années 60, il arrivait que les gendarmes bloquent la route de St-Tropez par tranches de 20 minutes pour tenter de fluidifier le trafic de la N7, au grand dam des usagers locaux exaspérés ! Une situation totalement inimaginable pour les Romains qui aménagèrent quelques années avant notre ère une route reliant directement Rome à l’Espagne.  Construite sous l’empereur Auguste, elle reçut le nom de Via Julia Augusta puis Voie Aurélienne ».

Vous arriverez dans le splendide domaine du Golf de Valescure, à l’Hôtel Maeva, en début d’après-midi pour un repos et un bronzage bien mérités.
C’est avec un plaisir immense que nous aurons l’honneur d’accueillir Monsieur Paul Frère, Président d’Honneur de RN7 Historique.

La matinée du samedi 26 mai est traditionnellement libre ainsi que le repas de midi.
Dès 14 h, débutera au centre ville la présentation des voitures de 3 en 3 minutes en bord de mer à l’heure qui vous sera indiquée et dans l’ordre chronologique des véhicules.
Après le traditionnel apéritif avec les autorités de Saint-Raphaël, ville qui nous accueille avec faste au titre d’une de leurs manifestations culturelles, débutera la soirée de gala, de remise des prix et de clôture de la 7e RN7 Historique.
Nous vous présenterons également les grandes lignes de l’édition 2008 à laquelle nous travaillons déjà depuis 3 mois.

Depuis les débuts de la civilisation, l’homme n’a inventé que 2 moyens de transport individuel terrestre : le cheval, dont la domestication remonte à 4000 ans avant Jésus-Christ, et l’automobile grâce à l’invention et surtout la commercialisation du moteur à explosion en 1886 … 60 siècles plus tard !

L’automobile, inventée il y a 120 ans, pour se déplacer d’un point à un autre, a façonné notre mode de vie.  Comme vous et comme nous, les ingénieurs et créateurs qui en ont étudié les 1000 visages étaient de vrais passionnés.  Ils nous permettent aujourd’hui de rêver et leurs voitures de nous donner du plaisir.

A une époque où tout automobiliste est considéré comme un assassin en puissance, ne pouvant utiliser son auto qu’avec des intentions homicides, Route Nationale 7 Historique espère vous faire revivre sans trop de nostalgie ce que fut à l’époque la traversée d’une France de traditions si belle en cette fin mai.

Nous voyagerons au rythme des routes d’autrefois, avec passion, bonheur, indépendance et liberté.  Au risque de me répéter, je dois vous avouer que chaque année, nous admirons et respectons nos concurrents parce qu’ils ont de l’enthousiasme, le sens de l’opportunité et du non conformisme, parce qu’ils ont compris que le bonheur, c’est maintenant et pas demain, parce qu’en dépit des projets que nous faisons, des défis que nous voulons relever, il n’y a pas d’autre moment pour être heureux que l’instant présent.
Privilégiant le voyage et la découverte des régions avant tout, nous vous demanderons aussi un peu de patience le soir puisque, aussi bien dans le Périgord que dans les Cévennes, aucun hôtel sur notre trajet n’a la capacité d’hébergement suffisante (+/- 100 chambres).  A Limoges, Cahors et Millau, vous disposerez donc de 2 hôtels pour la nuit.  Par contre, le repas se prendra en commun bien entendu.

Pascal et Nicole seront vos anges gardiens mécaniques, Eddy et Monique vos souriants sommeliers, Eric et Aurore transporteront vos bagages, Albert (notre trésorier) sera accompagné de Lisbeth : il a encore calculé un prix au plus juste pour que vous puissiez jouir d’un rapport qualité-prix de haut niveau.

Robert vous a réalisé un road book avec son habituel talent et il accompagnera Mimi que vous connaissez tous.  Enfin, Pierre sera votre médecin.

Préparez-vous à revivre l’histoire de la route des vacances, et en particulier la N7, tellement associée à l’idée de partir loin de la grisaille du quotidien, sur ces routes chargées d’histoire et souvent millénaires.

Les congés payés de 1936 marquent le début de l’âge d’or pour la route des vacances dont la destination rejoignait l’aboutissement  d’un rêve, toujours plus au Sud.
Route Nationale 7 Historique, animée par une équipe d’amateurs et de passionnés, fera en sorte que la mémoire de la route des vacances soit maintenue, même si on la découvrira débaptisée, morcelée en D7, DN7 ou encore D907 …

« Années 50 ou 60, les vacances sont encore  avantages acquis, le soleil du Midi un luxe.  Descendre vers Cannes, Nice, Saint Tropez, c’est briser la barrière sociale.
Scénario à la joie, mise en scène d’exode …
… Les bielles coulent dans la Vallée du Rhône et les radiateurs des autos vaporisent dans l’Estérel.  Les mauvais pneus crèvent sur les mauvaises routes.  Pain bénit des garagistes embusqués de Paris à Menton.  Autoproclamés rois de la route, les poids lourds emmerdent tout le monde.  Les caravanes aussi…
… Route du bonheur, la Nationale 7 mène aux coups de soleil, aux piqûres de moustique, aux chi-chi beignets, au rosé de Provence…
Elle mène simplement aux vacances … » 
Jacques Potherat, extrait du livre « La Route Paris – Côte d’Azur » de Thierry Dubois (Editions Driver’s).

Alors, merci à vous tous d’être là !  Contact, moteur et bonne route !

A bientôt, de Bourges à Saint-Raphaël.


Michel DARTEVELLE,
Président de Route Nationale 7 Historique.