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Editorial

Bienvenue à tous !

Toute l’équipe de Route Nationale 7 Historique est heureuse de vous recevoir pour la dixième édition de ce voyage hors du commun qui vous amènera jusqu’aux rivages ensoleillés de la Méditérannée en suivant ce fil conducteur qu’est la plus célèbre route de France.  Mimi et Robert ont encore une fois accompli un travail de titan pour préparer une dixième édition qui, j’en suis sûr, restera gravée dans vos mémoires de passionnés  automobiles.  Mais que serait l’automobile ancienne si l’on ne s’inventait pas la vie qui va avec ? Et pour écrire la partition, ces deux là sont des génies !

Une voie que les Romains avaient déjà aménagée pour rapprocher Lutèce de Rome puis une route que l’Administration des Ponts & Chaussées, créée en 1716, n’aura de cesse d’améliorer.  En 1811, Napoléon instituera la numérotation des routes.  L’apparition de l’automobile et du macadam feront de cette route longue de 995 km entre la Porte d’Italie à Paris et le Pont Saint-Louis à Menton, la route du soleil et des vacances, sacralisée en 1955 par le fou chantant, Charles Trenet : “De toutes les routes de France, d’Europe, celle que je préfère est celle qui conduit en auto ou en autostop vers les rivages du midi.  Nationale 7 .”

Cette année, nous ferons honneur à la célèbre chanson en reprenant de temps à autre le tracé de cette route mythique et en crapahutant de part et d’autre de cet axe Nord - Sud afin de retrouver des routes dont le tracé sinueux et pentu se rapproche des routes d’autrefois avant l’élargissement des chaussées et la construction des ronds-points.

Le voyage que nous allons faire ensemble constitue le moyen le plus abouti de vivre pleinement une passion.  De longue date, la nôtre se nourrit de plusieurs éléments complémentaires : l’automobile ancienne bien sûr qui est le moteur de notre énergie mais aussi et surtout le passé qu’elle évoque, le présent qu’on goûte et les projets d’avenir que l’on ne cesse de faire.

L’attrait du voyage vers un ailleurs inconnu sur ces routes à redécouvrir nous permettra, l’espace d’une semaine, de quitter ce quotidien qui nous étouffe chaque jour davantage.

Mieux : l’Art du voyage l’emportera sur la destination.

Ces quelques jours de vacances et de rencontres seront toujours une source d’enrichissement, une leçon d’humilité et de sagesse, placés sous le signe de la bonne humeur réciproque et de la convivialité.

Cette dixième édition de Route Nationale7 Historique sera tout à fait spéciale puisque le Maître historique du sujet, notre ami Thierry Dubois, sera des nôtres.  Non seulement nous pourrons fêter avec lui la sortie de son troisième livre consacré à la Nationale 7, encore plus beau, plus gros et plus consistant  avec une pléthore de nouveaux dessins et photos d’époque inédites, mais surtout Thierry organise avec notre collaboration un rallye qui rejoindra de temps à autre le nôtre.  Bien sûr, il restera fidèle au tracé original de la N7 mais il sera accompagné de quelques amis (et pour avoir participé à ses trois précédentes organisations, je peux vous assurer que ceux-ci sont loin d’être les plus tristes !) dont les véhicules sont obligatoirement des berlines populaires d’avant 1965 (pas de cabriolets ou voitures de prestige), chargées à l’ancienne.  Ceux-ci poussent l’art du voyage en s’habillant d’époque avec tous les accessoires nécessaires et vous aurez l’occasion de les voir défiler sur cette route légendaire dans les conditions de l’époque : un incroyable retour dans le passé dont je reparlerai plus longuement en mai.

Nous aurons aussi le plaisir d’accueillir un nouvel équipage : Jean-Paul Naddeo et Marie-Sophie Chabres qui sortent en avril un livre intitulé “Eternelle nationale 7” et qui fait suite à un premier ouvrage intitulé “Eternelle Route 66”.

Nous aurons aussi l’occasion d’en reparler !

A l’image de la Route 66 aux USA (Chicago-Los Angeles) devenue aujourd’hui un site historique et touristique, la route Nationale 7 était avec la N6 (Paris-Lyon par Auxerre) et la N82 (Roanne-Valence qui évitait Lyon), les seules routes possibles entre Paris et le Sud de la France.

 A cette époque, quand les autoroutes n’existaient pas, que la carte Michelin faisait office de bible sans laquelle il était impossible de voyager et que le petit guide rouge était déjà considéré comme le juge de paix de la gastronomie nationale, tout le monde empruntait les nationales et comme celles-ci traversaient toutes les villes, villages et passages à niveaux, il fallait prendre le temps.  Emprunter cette route souvent étroite (ce qui n’est plus le cas actuellement) et encombrée de camions constituait encore un voyage hors du commun.

La traversée de Tourves par exemple, là où la largeur de la N7 n’excède pas 4 mètres dans le centre de ce charmant village du sud, pouvait prendre 4 heures ….. et davantage à Lyon !

On parlait d’ailleurs plus souvent du voyage que de la destination !

Vous tomberez sous le charme de Mimi qui ne travaille qu’avec une passion aussi communicative qu’efficace, comme toujours.  Cette année, elle a fait les reconnaissances avec Robert et a donc pu rencontrer tous les responsables pour la gestion des hôtels et des repas.

Robert a réalisé un road-book qui se veut parfait malgré des notes prises sur des routes très fortement enneigées en ce début mars.

Si vous découvrez le personnage, sachez qu’il a organisé entr’autres les  Trans-tunisiennes Historiques il y a plus de dix ans, l’Iberia Classic, les premiers Liège-Rome-Liège historiques, les tours de Corse et Sardaigne, le rallye des Iles ou le rallye de Huy Historique.  Mais il trace aussi chaque année le parcours de l’ING Ardennes Roads et le rallye International des Alpes.

Robert organise aussi pour Nationale 7, le Saint-Nicolas Rallye de décembre, dernière épreuve du calendrier belge des rallyes FIVA de régularité.

En 2005, deux de ses épreuves ont été nominées au Salon de Londres pour le prix du meilleur rallye historique mondial : le Rallye International des Alpes et le Sardaigna Classic.  Pilote et copilote réputé, au palmarès éloquent dont une victoire au rallye Monte-Carlo Historique et une participation au rallye de l’Himalaya, Robert n’a pas son pareil pour vous faire découvrir des endroits insolites et pittoresques, au détour de routes peu fréquentées et typiques d’autrefois.  Cette année, les étapes ont volontairement été raccourcies au profit de différentes visites : tel était le désir d’une majorité de dames et les messieurs le savent, leurs désirs sont des ordres à peine déguisés que nous avons honneur de satisfaire !

Participer à la Route Nationale7 Historique, c’est redécouvrir une France merveilleuse avec ses riches paysages si différents d’une région à l’autre, ses cités historiques, ses patois savoureux, ses vins fins et ses bonnes tables dans la plus pure tradition artisanale.

Vous rentrerez donc tous avec 1, 2 ou 3 kilos de plus (qu’il faudra perdre avant les vacances de juillet !) mais vous verrez qu’on s’y fait très bien !

Monique et Eddy avec leur camion frigo et leurs tonnelles installées au milieu de nulle part,  vous feront encore profiter de leurs sourires et de leurs incroyables apéros et dégustations de produits du terroir chaque jour en fin de matinée.

Pascal et Nicole nous reviennent après 2 années d’absence bien involontaires et ils s’occuperont de gérer les situations mécaniques les plus délicates et capricieuses, eux aussi avec une bonne humeur communicative.  Lorsqu’ils écriront leurs mémoires, ils se rappelleront la soudure sur le bord du chemin et sous la pluie de la commande d’embrayage d’un roadster anglais, le remplacement de la courroie d’alternateur d’un V12 italien qui avait nécessité la dépose des 2 échappements ou la vidange du réservoir d’une Volvo et le roulement trouvé derrière ce restaurant sur une Mercedes enfouie dans la terre et remonté sur le cabriolet SL ! que d’aventures !

Eric et Aurore assureront à nouveau le service bagages et une grande partie de la vidéo qui sera présentée en novembre à la soirée “Retrouvailles”.

Pierre Busquin sera le médecin dévoué et apprécié de tous.

Guy et Françoise Peigneux s’occuperont du matériel informatique, de la sonorisation et du matériel de projection.

Enfin Alain et Christiane Bonen, qui assuraient l’assistance mécanique en 2009, seront eux aussi du voyage.

Nous vous recevrons dès 15 heures le dimanche 16 mai au Mercure Parc du Coudray en bordure de la Nationale 7 à Le Coudray Montceaux, entre Orly et Fontainebleau.  Vous recevrez tous les documents nécessaires au bon déroulement de cette semaine.

Le briefing se fera à 19 h et le repas à 19 h 30.

Lundi 17 mai : départ du premier concurrent à 8 h 31.  Par le chemin des écoliers, vous traverserez le Parc Naturel Régional Gâtinais jusqu’au joli village de Dannemois dans l’Essonne où vous passerez le pont sur la rivière Ecole,  qui parcourt la célèbre propriété de Claude François, le fameux Moulin de Dannemois,  qu’il habita de 1964 à 1978 et qui lui a inspiré les paroles de la chanson “La ferme du bonheur”.  Après la traversée de la forêt de Fontainebleau par les gorges de Franchard, vous arriverez au carrefour de la Croix de Saint Hérem sur la N7 et qui indique l’emplacement où Napoléon vint accueillir le pape Pie VII pour le couronnement de 1804.  Entre N7 et N6, vous partirez ensuite sur la route sinueuse qui sort de la forêt par les gorges aux Loups et la Croix du Grand Maître pour passer le Loing à Episy , entrer hors banlieue parisienne et mettre vos pneus dans “la France de tous les jours”.

A partir de 10 h 30 et après avoir parcouru 106,22 km, vous serez attendus à Mormant sur Vernisson où le tout nouveau Musée sur la N7 vous attend pour une visite au Relais du Miel qui était à l’origine un lieu de vente pour le miel et les produits dérivés sous le plus grand toit de chaume d’Europe !

C’est à Mormant que le 30 décembre 1937, Pierre Michelin, dernier fils d’Edouard, co-fondateur de la marque avec son frère André, s’est tué dans une collision au volant de sa rapide Citroën Traction.  Quelques kilomètres plus loin, aux Bézards, c’est l’accident  de la Bugatti de Jean-Luc Michelin qui sera prise, le 20 janvier 1949, en écharpe par un camion.  Il est tué sur le coup avec ses 2 filles.  Localement, on parle d’une malédiction des templiers : un ancêtre des Michelin se serait battu avec un membre de l’ordre lors d’une croisade !

Puis vous quitterez la N7 à La Commodité (autrefois, l’Auberge du km 120 rappelait la distance depuis Paris et faisait face à celle de La Route Bleue toujours en activité) en direction de Rogny les Sept Ecluses, célèbre pour son “escalier” de 7 écluses sur le canal de Briare entre la Loire et la Seine pour un dénivelé de 24 m.

Vous regagnerez ensuite la N7 et le non moins célèbre Pont Canal de Briare , inauguré en 1896, construit par Eiffel et immortalisé dans le film “Les grandes vacances” avec Louis De Funès.  Briare fut à la fin du XIXème siècle la capitale internationnale de la production de boutons et perles émaillées.

Le domaine des Médards à Beaulieu sur Loire  vous recevra pour le déjeuner après une étape matinale de 205 km.  D’inspiration terroir, la restauration est servie dans le cadre authentique d’une étable du XIXème siècle dont le cachet a été préservé par la cheminée à feu ouvert.

L’après-midi, une demi-étape de 43 km passera par Sancerre et fera halte au Relais des 200 Bornes à Pouilly sur Loire où Thierry et Sophie Dubois reçoivent leurs concurrents, tous de joyeux lurons !

Cet établissement  situé sur la N7 est en train de devenir un lieu de pélerinage pour tous les amoureux de la célèbre Nationale ! Régulièrement, les passionnés s’y arrêtent pour faire le plein, s’attabler ou passer la nuit et retrouver l’atmosphère des années 50.  Cette étape était réputée car elle correspondait à une demi-journée de route depuis Paris et à un plein d’essence d’une voiture des années 50, soit 200 km ! Le relais des 200 Bornes a la particularité d’être construit en bord de Loire, à 492 km de son  embouchure et à 492 km de sa source.  La station originale de marque Shell était encadrée par 2 bidons d’huile géants, bouchons et poignées compris.

C’est l’un des rares endroits sur la Nationale 7 où on peut encore manger, dormir et faire le plein d’esssence !

84 km vous sépareront alors du Novotel de Bourges que vous atteindrez par le bois de la Borne.

Mardi 18 mai : départ matinal à 7 h 45 pour le premier concurrent qui s’élancera pour une première étape de 170 km à travers la vallée du Cher,  le long bois de Meillant et la forêt de Tronçais.  Les différentes routes forestières deviennent plus sinueuses et plus pentues jusqu’au petit musée automobile de Bellenaves dont le château domine la plaine de Limagne.  Propriété de la famille des Jehan (rien à voir avec le nôtre ?) et construit sur les bases d’une ancienne villa romaine, il représente l’une des plus anciennes demeures féodales du Bourbonnais.

Vous serez reçus le midi à La Tronçais, à Fleuriel, dans la propriété de Hervé de La Brière qui chaque année nous fait l’amitié de sa présence avec sa fidèle Triumph TR4 et qui nous proposait depuis plusieurs mois une halte là où il vit une partie de l’année et où il bichonne quelques exemplaires de sa marque préférée, Citroën.

Thierry et son groupe nous y rejoindront et nous ferons route ensemble l’après-midi pour une étape de 107 km par les Gorges de Chouvigny, le Puy de Chalard et le Parc Régional des Volcans d’Auvergne jusque Clermont–Ferrand.  Attention, cela tourne beaucoup  pour arriver au musée de l’Aventure Michelin où Stéphane Nicolas, qui n’est pas seulement un grand ami de Thierry mais aussi le responsable du patrimoine, vous recevra dès 15 h 30.

Vous y découvrirez de façon ludique et sur 2000 m2 les innombrables innovations techniques, le premier pneu automobile, le premier pneu à dépasser le 100 km/h, l’avènement des sculptures, le pneu radial avec le fameux X, la taille basse : autant de progrès rappelés par une collection unique, de la route au rail avec la Micheline, en passant par l’aviation (Michelin, constructeur des avions Bréguet et les pneus de la navette spatiale).  Vous y découvrirez aussi les origines du fameux Bibendum, personnage symbole imaginé par le dessinateur O’Galop en 1898.  Mais Michelin, c’est aussi le rachat en 1935 de la marque Citroën, le projet de la 2 CV, pas moins de 11 titres  en Formule 1 et aussi en championnat du monde des rallyes.  C’est aussi la carte pour voyager et la signalisation (les fameuses bornes en lave émaillée) pour se repérer : autant de jalons intemporels qui résument à merveille le patrimoine multiforme d’un industriel hors norme.

Nous mangerons tous au Novotel de Clermont–Ferrand distant de 4,5 km.

Mercredi 19 mai :  c’est par un tout petit tronçon d’autoroute que vous quitterez à partir de 8 h 30 l’agglomération clermontoise pour une étape matinale de 168,51 km particulièrement montagneuse et sinueuse à travers le Parc Naturel Régional du Livradois-Forez jusque La Chaise Dieu entourée de forêts et dominant un plateau à 1000 m d’altitude.  Vous continuerez ensuite jusque La Ferme de Lavée à Yssingeaux où vous déjeunerez dans un cadre majestueux qui en étonnera plus d’un !

L’après-midi, 122 km vous emmèneront à travers le Massif du Meygal, Vernoux en Vivarais et enfin Valence.

Thierry et son équpe nous retrouveront le soir au Novotel.  Ils logeront au très fameux “Hôtel California” construit à l’aube des années 60 sur la N7, il y a vu passer Claude François et est resté en l’état depuis sa construction : un morceau de l’histoire de la France hôtelière les attend !

Jeudi 20 mai : le sud est là, au bout du capot ! Désormais, les volets sont bleus, les tuiles remplacent les ardoises et les champs de betteraves ont fait place à la lavande.  Les vignobles sont partout comme toujours en France !

Départ à 8 h 01 pour une fabuleuse étape et quelques cols réputés !

La matinée sera aussi longue (212,7km) que l’après-midi ne sera courte (78,86km).

Le parcours est assez roulant jusque Crest et jusqu’au Château de Soyans que vous quitterez par la Montagne d’Eson et la Montagne Saint-Maurice.  A Dieulefit, vous partirez à l’ascension du Col de Valouse (735 m) et de la Montagne d’Autuche jusqu’au Défilé des Trente Pas.  Par la vallée de l’Ennuye, vous atteindrez le sommet du Col de Peyruergue.  La vallée de l’Ouvèze vous amènera le plus naturellement du monde au pied du magnifique Col de Perty (1302 m) régulièrement emprunté par le rallye Monte-Carlo Historique  et que Robert et Mimi ont eu le bonheur (?) de faire dans la neige lors des reconnaissances.  Vous gravirez ensuite le Col Saint-Jean (1158 m), le Col de la Pigière et enfin le Col du Négron.  Dès Revest du Bion, vous traverserez les immenses champs de lavande qui s’étendent à perte de vue jusqu’au pied du Mont Ventoux que vous apercevrez là au loin.

Il vous restera à passer Banon (célèbre pour son fromage de chèvre enveloppé dans une feuille de châtaignier) et enfin vous arriverez au merveilleux village provençal de Saint-Michel l’Observatoire.  Notre ami André Péta, Maire de la commune, vous recevra avec tout le comité des fêtes pour un repas sur la place du village.  Paul Giraud se fera un plaisir de vous concocter un buffet de produits frais du terroir.

Thierry et ses amis nous y retrouveront de même que Jean-Pierre Serguier (propriétaire du domaine viticole Château Simian et du petit musée “On est heureux Nationale 7” au nord d’Orange à Piolenc) qui viendra avec son vieux camion Renault apporter cette délicieuse boisson dont il garde le secret de fabrication dans la vallée du Rhône et dans l’agglomération de Châteauneuf du Pape.

Vous quitterez Saint-Michel l’Observatoire par la Nationale 100 qui vous fera faire un incroyable bon dans le passé : en effet, les 2 kilomètres de route nationale qui précèdent le village de Mane sont tels qu’ils furent construits à l’époque : la route a gardé sa largeur d’origine et ses platanes centenaires.  Vous aurez ainsi une idée de ce que pouvaient être les 955 km de Nationale 7 dans les années vingt !

De tels tronçons à l’heure actuelle sont devenus rarissimes puisque 2 camions ne peuvent se croiser sur cet axe Avignon – Sisteron assez fréquenté !

Les dames seront à l’honneur cet après-midi puisqu’elles seront reçues à la fabrique de parfums l’Occitane, puis se coifferont du casque de pilote pour la traditionnelle course de karting à ne rater sous aucun prétexte.

Après toutes ces émotions, il restera à peine 45 km pour contourner la Montagne Sainte Victoire chère à Paul Cézanne qui l’a peinte une soixantaine de fois, paradis des randonneurs amoureux de la nature et rejoindre Aix-en-Provence.

Vendredi 21 mai : une étape matinale  de 181,56 km avec des paysages à couper le souffle  à travers le Massif de La sainte Baume et le Massif des Maures, les Cols de Landon et de Canadel qui, par des chemins forestiers, vous amèneront au restaurant “Le Vieux Sauvaire “ sur les hauteurs du Lavandou là où nous avions fait halte en 2003 au coeur de la forêt qui domine la mer.

Enfin, c’est par le bord de mer que vous parcourerez les 54 km qui vous séparent de Fréjus où vous serez reçus  vers 16 h avec les honneurs pour l’inauguration du plus grand salon Rétromobile de la Côte d’ Azur, le Retro Auto Forum (nous sommes dans la vieille cité romaine qui abrita la flotte de Cléopâtre).

La troisième édition de ce beau salon organisé par une équipe de joyeux passionnés rendra hommage à l’Italie et à ses carrossiers et fêtera particulièrement le centenaire de Alfa Roméo.

Organisé sur la Base Nature François Léotard, en bord de mer, cette ancienne base aéronavale vit partir Roland Garros pour la première traversée victorieuse de la Méditerranée.  Les activités seront particulièrement nombreuses avec plus de 100 motos et side-cars exposés, des véhicules militaires, une bourse de pièces, une vente aux enchères le samedi à 15 h 30 et une présentation le dimanche matin d’une trentaine de voiture d’exception en présence de Michel Bugatti.  Votre bracelet d’entrée le vendredi sera bien sûr valable tout le week-end.

5 km vous séparent encore de l’Hôtel Best Western de la marina du port de Santa Lucia à Saint-Raphaël où vous profiterez d’un repos mérité avant la soirée musicale !

“Gilbert”, si tu lis ceci, affûte tes cordes vocales !

Samedi 22 mai : enfin une journée de repos amplement méritée  pendant laquelle vous pourrez profiter  sans souci de la douceur de vivre au soleil.

Ceux qui le souhaitent pourront partir vers 10 h pour une courte balade de 60 km  par la Corniche d’Or qui fut classée Nationale 7 en août 1904 : sans doute le plus beau tronçon de l’ancienne N7 puisqu’en 1935, elle sera reclassée en Nationale 98, la Nationale 7  passant désormais par l’Estérel et ses 183 virages que vous emprunterez au retour !

Rien de ce qui avait été prévu pour les festivités du dixième anniversaire n’a pu être organisé à Saint-Raphaël, par la faute de politiques dont la parole est par définitition politique !

Résumé de la situation : première réunion le 28 novembre 2008 en présence de plusieurs personnes “responsables” à la Mairie.

Fidèle à ma philosophie de la vie, j’ai toujours su rester modeste, même face au succès de nos organisations, donc RN7 Historique n’est demandeur en rien mais si nous avons un soutien de la ville, je peux organiser comme ce fut le cas d’autres années, une présentation des voitures en bord de mer, autant appréciée du public que des concurrents, une chance inouïe de pouvoir terminer de cette façon notre semaine automobile et ce grâce au soutien de notre ami Pierre Schemid-Farine, Président du Sant Rafeu Autocollection.

La municipalité propose donc de marquer le coup avec une soirée de gala au Palais des Congrès, cocktail, feu d’artifice, orchestre, présentation du film de Fabrice Maze “La Nationale 7, 40 ans après”, sonorisation par la ville de la présentation en bord de mer, etc. J’écoute, note et consigne tout cela dans un PV de réunion.

Retour à Saint-Raphaël en mars et en juin 2009 : on laisse tomber le feu d’artifice, la sonorisation assez coûteuse et on s’en tient de commun accord avec la présentation habituelle, une soirée musicale  et un cocktail  au Palais des Congrès.

Nous finalisons tout cela le mardi 11 mars à Saint-Raphaël en présence de Robert et Mimi venus spécialement de Belgique, on nous envoie  sur place pour mettre en place toute la logistique.

Retour en Belgique le samedi 13 mars et le 16, je reçois un coup de fil embarrassé pour m’annoncer que la gratuité du Palais des Congrès ne peut jamais être obtenue !

De commun accord avec notre comité, nous avons préféré tout annuler et vous accorder une journée de vacances avant la soirée de gala qui se fera en extérieur au bord de la piscine de l’hôtel.

Il n’était pas question de vous faire venir avec les véhicules en centre ville dès midi pour un “pot” offert par la municipalité et vous faire patienter, certains jusque 17h, pour la présentation des véhicules en bord de mer.

Il est évident que Eddy et Monique vous prépareront quelque chose de bien plus sympathique, d’autant que Ingrid Barras, responsable de notre hôtel, vous accueille d’une manière vraiment sympathique (elle restaure actuellement une 2 CV et est à l’origine de la création du Club Fiat Barchetta France ! ).

Voilà, vous savez tout sur les potins de l’organisation !

Plus qu’une balade, c’est un voyage dans le temps que nous vous proposons.

Berline populaire ou sportive de prestige, qu’importe, vous voyagerez dans une irremplacable machine à remonter le temps.  Nous laisserons de côté la grogne généralisée et la violence qui animent notre quotidien et, après tout, fuir le quotidien et qui plus est sur la route des vacances, nous réconfortera dans notre choix : l’espace d’une semaine, le monde peut bien continuer à tourner mal sans nous !

Et puisque nos dirigeants considèrent que tout automobiliste est un assassin en puissance ne pouvant utiliser son véhicule qu’avec des intentions homicides, Route Nationale 7 Historique espère vous faire revivre sans trop de nostalgie un flash sur ce que fut à l’époque la traversée de cette France merveilleuse ! Vous serez tout aussi émerveillés par le spectacle du convoi des véhicules de Thierry !

Nous voyagerons avec certes un peu de raison, mais aussi et surtout avec beaucoup de passion, de bonheur, d’indépendance et de liberté, au rythme des routes d’autrefois, au volant de ces voitures d’un autre âge, mélanges de jouets et de technologie, suscitant au passage admiration et fascination.

Vous savez que si j’apprécie les voitures de prestige, j’affectionne particulièrement les populaires parce que quelqu’un leur a fait traverser le temps et qu’elles n’ont connu d’autre gloire que de véhiculer leurs propriétaires pendant des années de leurs domiciles à leurs lieux de travail avec parfois quelques escapades le week-end et pendant les vacances.

La Route Nationale 7 Historique n’est pas seulement un voyage pour amateurs, c’est aussi un reflet de l’histoire, et pas seulement la grande histoire comme le veulent les musées visités ou les châteaux que vous apercevrez un peu partout, mais aussi le reflet de petites histoires, ces tranches de vie quotidienne si bien mises en valeur dans les livres de Thierry Dubois et qui ont fait les beaux jours de la France dite moderne.

Enfin et pour en terminer, je souhaite  vous répéter que la philosophie de notre organisation est basée sur le respect que nous avons de nos concurrents : respect dans le prix demandé pour l’engagement en rapport avec les prestations offertes.  C’est pour nous très important au vu de l’inflation galopante qui frappe le milieu “branché” de la voiture ancienne.  Je pense que vous saurez reconnaître les passionnés de la première heure !

Outre le respect, il y a aussi l’admiration que nous avons à votre égard parce que vous avez compris que le bonheur, c’est maintenant et pas demain, parce que la vie sera toujours pleine de défis à relever et de buts à atteindre et qu’il n’y a pas de meilleur moment pour être heureux que l’instant présent.

Nous avons tous beaucoup travaillé pour vous remplir la tête de bons souvenirs et ferons tout pour vous recevoir dans une bonne humeur qui est toujours réciproque.

Si actuellement, avec la banalisation de l’automobile et de l’autoroute, l’important c’est d’arriver, à l’époque on parlait bien plus souvent du voyage que de la destination.

Le bonheur est lui aussi une trajectoire et pas une destination.

Puisse cette semaine être pour vous 7 jours d’authentique communication, de sérénité et finalement de bonheur que nous garderons jalousement pour l’avenir dans un coin de notre boîte à gants.

A tous, merci d’être là pour la traversée de cette France buccolique et, puisque nos souvenirs sont devant nous, alors, contact, moteur et bonne route !

Michel DARTEVELLE.